2.11.08

en dehors



En dehors de la ville, on croise des plaines plus marquées par la lumière - plus densément constratées par l'ombre courant des soleils morts et revenus. En dehors de la ville, on quitte le froid, on rejoint une sécheresse plus vive encore, plus mordante au bout des doigts. On rejoint ce qui sépare : deux routes qui parviennent, sans se couper, à traverser. En dehors de cette ville, s'étend une plaine si seule, que c'est comme si elle n'était pas en dehors de la ville, mais que la ville même était son dehors, son lointain. Dans le ciel, on prend le temps de compter jusqu'à demain. En dehors de la ville, la ville n'existe même plus en souvenir, ou en désir - mais dans le bruit que fait le vent dans les nuages, l'ombre éteinte d'une dernière nuit passée à compter son départ.

2 commentaires:

Prax a dit…

Une plaine seule : j'ai connu cela en courant, il y a longtemps, en Beauce.

gmc a dit…

sympa, la dimension poétique de ce texte