18.11.08

la clé


Au loin, la netteté de la décision, la précision des contours, l'évidence d'une réalité prête au désir.
Au près, la lourdeur du geste, l'opacité du monde, l'évanouissement des contours.

Et le corps, en avant de soi, qui doit avancer, qui avance.

Aura-t-on un jour la clé ? Et surtout : dans le couloir, l'obscurité qui occupe tout l'espace efface-t-elle jusqu'au corps qui la traverse ?

On doit avancer, on avance.

2 commentaires:

brigetoun a dit…

chance de l'approche des fins - on peut stopper ou presque - prendre le temps de chercher la clé, et ne pas la trouver davantage (j'aime le territoire précédent)

Prax a dit…

L'obscurité qui absorbe le corps, j'approuve régressivement.