5.12.08

en descendant du train

Suivre, sans le voir vraiment, (mais plutôt être happé), le couloir de lumière qui mène à la sortie, comme au fond de l'eau lever les yeux à la surface, et des reflets qui me parviennent, tendre la main pour ne toucher que le miroitement, jamais la surface. Je voudrais parler, et c'est au fond de la gorge, quand je sors du train, encore la nausée qui enfonce dans ma bouche du silence pâteux jusque dans la gorge. Je voudrais marcher, mais le boitement du train se poursuit dans mes genoux, et j'avance plus que je ne marche. Pourtant - suivre, sans regarder, les types qui se précipitent dans la ville, être avalée par elle, réapprendre à parler, marcher, voir.

2 commentaires:

F a dit…

verrière Bordeaux Saint-Jean ?

Arnaud Maïsetti a dit…

pas très loin...
c'est la gare de Pau.