22.12.08

les évidences (décembre)

Tourner autour des évidences : le retard ne se rattrape pas (mais quand même : on avance derrière et on accélère le pas, comme si) ; l'année touche en décembre à l'essentiel (mais ne pas s'empêcher de penser qu'en ce mois, tout est déjà fini, ou que tout n'est pas encore commencé : mais que rien n'a lieu qu'un bilan jusqu'à l'écœurement) ; le jour semble décliner jusqu'à ne plus pouvoir se lever (alors que le jour depuis hier s'allonge) ; la nuit s'impose dès l'après-midi (alors que ce n'est que l'ombre du soir précédent qui continue de porter) : et des évidences qui m'assaillent, m'imposent leurs pensées sèches et stériles, je ne suis pas sauvé avant l'endormissement. Au réveil, c'est pire (il y en a d'autres). Il me faut les affronter les unes après les autres, leur échapper - pour pouvoir penser, de nouveau, et marcher. Avant qu'une autre, etc.

3 commentaires:

Prax a dit…

Une pensée après l'autre, je n'y arrive pas. Par contre, un pas après l'autre si ; la marche en avant doit être plus simple que la pensée en avant.

Anonyme a dit…

Tout est paradoxe ici.

Anonyme a dit…

Tout est paradoxe ici.