12.1.09

ce qui cesse alors

À passer plusieurs dizaines de minutes pour fixer ces lumières fixes sur toile de fond tremblé, (les dernières lumières accrochées à décembre), je sais bien que tout m'échappe, que je n'appartiens plus au temps à vivre de l'instant — c'est dans la fixité du bougé que s'immobilise le décor du ciel noir et bleu. Qu'à trop vouloir arrêter le monde dans l'image (chaque sortie avec l'appareil photo, car je sais bien que si je sors sans, je provoquerai le réel au dehors, qu'il répondra toujours de cette absence), je cesse de l'habiter, pour m'en tenir, à distance, et comme témoin, seulement. Et comme témoin, donc (je réponds) : c'est dans l'arrêt que s'éprouve le mouvement.

3 commentaires:

Christophe Borhen a dit…

" (chaque sortie avec l'appareil photo, car je sais bien que si je sors sans, je provoquerai le réel au dehors, qu'il répondra toujours de cette absence) "

Une parenthèse somptueuse qui, à elle seule, mériterait un ouvrage...

Arnaud Maïsetti a dit…

je crois que c'est de cette parenthèse que naît ce blog, un jour après l'autre...

technology a dit…

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