25.1.09

repriser


Ce qu'il y aurait de vide dans chaque jour ; le nombre de battements sans efficacité dans la poitrine ; l'expansion de la fatigue dans chaque nuit passée sans la voir, traversée chargée à blanc. Demain, je reprendrai le travail (le travail obligatoire), mais pendant ces trois jours derniers, relire, reprendre, repriser, et retraversée : l'autre travail, plus nécessaire. Ce n'est pas, en se penchant sur ces mois passés, revenir : mais plutôt se projeter à nouveau, et comprendre ce qu'il y avait eu d'essentiel à entrer dans cette passée — se saisir du monde, de l'intérieur, comme vitesse ; cinétique éprouvée du temps, lent apprentissage de ses courbes, de ses vides (et de la manière dont ceux-ci engendrent ses pleins) : non plus déplier le monde, non plus suivre son allure, mais essayer de trouver où le pli, où sa vitesse d'exécution.

1 commentaire:

Prax a dit…

Repriser est peut être le mot juste (à mon sens) pour ce type d'activités de mise en lien.