27.1.09

condamnées

Immense bâtisse où l'on perçoit de larges fenêtres condamnées — de puissantes portes closes — de minuscules escaliers commençant à dix mètres du sol, inachevés après cent marches — des tours écrasées par le ciel — des voûtes inégales et davantage pliées qu'élevées — des murs façonnés de pierres à nulle autre semblables, chacune endossant un dégradé de noir (ou de blanc ?) différent, finissant par donner l'idée d'une totalité (mais quelle totalité : celle des couleurs, des formes, de leurs irrégularités : impossible à dire). Je reste à l'extérieur. Dans le ventre de ces pierres, s'agitent des corps qui ne sortiront que lorsque l'obscurité les aura suffisamment aveuglés.

1 commentaire:

Dominique Paillard a dit…

les corps s'agitent, à l'intérieur. cœur de pierre. cris étouffés. discrète musique évaporée, au fil du temps. le mur console. paraît-il. perspective de nausée. absence d'ouverture. escalier du nulle part. et le ciel pour espérer…