9.1.09

les murs se ressemblent


Qu'ils tiennent, ce n'est pas le moindre des miracles, mais qu'ils respirent : voilà. Et qu'ils bougent (aussi) de leur immobilité feinte. Les murs se ressemblent moins dans leur verticalité (qu'ils partagent avec les arbres, avec les hommes) que dans cette non perméabilité à la lumière, dans cette indifférence à ce qu'ils portent dans le ventre — et dans cette respiration lente hors de laquelle craque un même visage : celui, peut-être dont les hommes rêvent jour après jour, visage qu'ils finissent par rêvetir au lendemain de leur mort. Les murs ont tous la même peau.

4 commentaires:

unevilleunpoeme a dit…

cf les "persiennes" d'Aragon !

Arnaud Maïsetti a dit…

Persienne Persienne Persienne
Persienne persienne persienne
persienne persienne persienne persienne
persienne persienne persienne persienne
persienne persienne
Persienne Persienne Persienne
Persienne?

brigetoun a dit…

oh non ! regardez les, touchez les, ils ont peaux différentes et qui vivent !

Arnaud Maïsetti a dit…

à avignon, peut-être ! (souvenir d'un passage à avignon, de la pierre des immeubles comme quasi transpercé par la lumière blanche de juillet - et creusée)