16.1.09

Ponts (1)

Des ciels gris de cristal.

Crissant par endroits, comme des dents glissées l'une contre l'autre dans la mâchoire, mais crissant silencieusement, dans un souffle, et dessinant sur la toile froide de la ville reflétée plus haut, les signes avant-coureurs des plus grands malheurs, ou des plus terribles joies, ou les traits d'un visage, ou les traces de pas d'un animal éloigné : marquant comme au fond d'un café les désirs et les peurs, le ciel qui ne va pas tarder à tomber sur le sol et se répandre avec le reste de la vaisselle brisée.

3 commentaires:

Nicolas Rithi Dion, a dit…

instabilité de cette vasque bien retournée à nos têtes descendent ces bris chaque jour son quotat de poudre

Arnaud Maïsetti a dit…

et retourne poussière la poussière de la mer que les vagues laissent blanchir à la surface d'un sol bientôt rendu au ciel à sa nature première

splendid a dit…

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