20.1.09

ponts (3)



Tremblant de toute sa poussière la vieille église comme de la toile, et traversant au rythme des voitures le vent arrêté par aucune maison désormais, mais du bruit qui monte ne percevoir qu'une rumeur descendant plus vite encore emportant (ou serait-ce emporté par) un souffle plus accroché au vêtement invisible du soir, comptant ces sursauts, la ville happée par cette séquence, triolet noir, blanche sur le temps fort, coda appelant l'anacrouse toujours recommencée d'un soir joué comme la répétition de tous les soirs à venir, répétition de tous les soirs passés qui reprennent.

7 commentaires:

Prax a dit…

Sur les ponts, on croise souvent des parapluies retournés aussi.

Arnaud Maïsetti a dit…

et dans la gave, en ce moment, ce serait plutôt des sapins...
(suicides après dépressions post-fêtes ? assassinats ? l'enquête suit son cours)

Prax a dit…

arnaud : c'est donc toi qui jette dans les gaves les arbres qui viennent s'échouer sur les plages par ici !

Arnaud Maïsetti a dit…

ah non : je regarde ceux qui coulent, et te laisse ceux qui flottent et dérivent. Comme pour le reste. ("vienne la nuit, sonne l'heure,/ les jours s'en vont, je demeure")

brigetoun a dit…

relancer l'économie de mon quartier qui était habité par les ouvriers, à côté de l'acostage des trains de bois ?
plus sérieusement (je crains que ça ne suffise pas à résoudre les problèmes des avignonnais), plaisir de découvrir chaque fois ces photos (et les mots)

Arnaud Maïsetti a dit…

@brigetoun : plaisir partagé quand je me promène à travers ton regard dans Avignon, sa minéralité visible, sa fatigue palpable traversée par ses lectures essentielles. Merci.

materials a dit…

pofengdao
peon36
budongmingguang
xingxing86
qianghan63