4.1.09

tentative d'épuisement d'un lieu en mouvement

De la ville en arrière, ne reste que des traces — non : De la ville laissée en arrière de soi, ne reste que sa trace — non : De la ville restée en traces derrière, rien n'émerge que moi — non : Des traces de la ville émergées en arrière, seules traces de soi ne demeure rien — non : De soi même laissée en arrière de la ville, n'émerge qu'une seule demeure de la ville, rien d'autre — non : Des restes en arrières d'une ville laissée en soi, n'en demeure pas moins seule — non : De soi resté en arrière de la ville demeurée, ne reste que la trace émergée — non : De l'arrière demeuré vide émergé en soi, ne reste qu'une ville seule — non : De soi même seul laissé en arrière de soi, ne demeure qu'une trace de soi même en ville — non : De ma ville émergée en moi, ne demeure qu'en arrière de soi la seule trace vide — non : Du vide laissée par la trace de la ville laissée en arrière, ne demeure que soi — non :

5 commentaires:

Prax a dit…

Est ce qu'en licence CC je peux mettre un oui devant une des formulations ?

brigetoun a dit…

j'en serais bien incapable mais je le mettrais volontiers après la dernière, en pensant que plus de trois ans après c'est toujours ça et c'est pas mal.
Je venais remercier pour le presque triplement, approfondissement dans une inquiétante beauté d'anticipations, qui a trusté mon moment de conscience hier soir

Arnaud Maïsetti a dit…

@prax : c'est ensemble que ces propositions valident (ou pas) l'épuisement (dans la rature successive ?) — et l'idée que la deuxième porte avec elle la tentavite (et l'échec) de la première, que la troisième porte avec elle la tentative (et l'échec) de la deuxième (et de la première, donc), etc. (comme je déteste ces etc.)

@brigetoun : oui, c'est pas mal, ( ou comme l'on dit : c'est un moindre mal : trouver après quelques années, un fond de soi en traces posées comme en surimpression sur la ville, traces qui témoigneraient de ça, d'un passage et d'une traversée, survie du temps et de soi)
(et merci, pour la lecture...)

comumh a dit…

Très envoûtant, ce balayage successif (mais avec ses traces, comme un bloc de marbre taillé de plus en plus vers son centre et dont les portions détachées jonchent le sol alentour par paquets distincts et espacés). Hypnotiques aussi, les deux photos, qu'on dirait en mouvement vers la même réduction.

Arnaud Maïsetti a dit…

@comumh : photo prises depuis le dernier wagon, à l'arrière d'un train, ligne aix-toulouse.
Merci de la lecture.