31.1.09

noter l'inexprimable



Hier (il y a 6 mois), générer les récurrences : exercice du jour — produire une même opération, voir les écarts, considérer, comme des temps de passage, les retours et les chutes de potentiel. Se garder de faire un bilan, mais. Ces derniers jours, et pour la première fois, revenir pour raisons précises, sur ces pages écrites de longtemps, écrites sans souci de parler de — et pourtant. Je note : que ne s'efface au profit de plus. (Est-ce adverbe qui marque le terme, ou celui qui signe l'ajout ? Les deux sans doute : le générateur a cela de sûr qu'il est aveugle). J'enregistre cependant l'inflexion, et la pressens juste, la reconnais mienne : oui, temps de basculement ces derniers mois, et sur tant de points. Qu'il faille passer par le refus avant de déterminer les termes d'obsolescence : et quelle sera la prochaine étape (épreuve) ? Autre changement : le mot sol supplante celui de rue : et, là encore, j'admets l'inflexion (d'accent plutôt que de langue). Inflexion en partage, je crois. Mais toujours le monde en bonne place, le travail et la fatigue en dièse et bécarre ; la marche et le corps en clés essentielles : la ville et l'écran en dialectique indépassable.

On reviendra dans six mois, fixer à nouveau ces vertiges.

5 commentaires:

Olivier a dit…

Décidé, ce jour, d’un contretemps bisanuel ? D’un soupir au cour duquel cesser un temps le son pour noter la résonance ? La vibration en l’air, suspendue en attente de ce qui suit et sonne déjà.
On attend donc 6 mois.

Pivert a dit…

Il y a cette lave, la langue ; un texte sa forme. Son travail continue, par derrière, l'écrivant tâche d'en fixer les contours ou la géographie, les points d'intensité afin d'anticiper, devenir ; il est scribe de lave et l'informe.

L'écriture, du temps, le temps de la langue, son devenir qui est une individuation, tournant sur elle-même, creusant des sillons dans les chemins la boue ; et la langue : qui devient, dedans, l'intégrale mathématiquement des phrases. Puis, des allers-retours, langue/texte/langue, comme chacun pousse l'espèce dans un coin, qu'il porte et qui le porte, se précisant le contour des phrases.

lesmarges.net a dit…

Curieux je me suis rendu ce matin sur www.wordle.net; j'ai soumis au toy les 44 pages d'un journal scolaire (http://www.epslemont.ch/joker/), puis deux lots d'une centaine de textes d'élèves (http://montmottierb.no-ip.org/~classe11/), les textes enfin de lesmarges.net.
Au final le léxème PLUS occupe la première place dans tous les cas sauf un (deuxième place). Faut-il penser que l'outil y est pour quelque chose?

Arnaud Maïsetti a dit…

@olivier : point d'orgue (et coda)

@pivert : en accord avec tout (et avec en creux, en écho, la phrase de Simon qui clôt son discours du Nobel...)

@lesmarges : j'ai fait le test sur d'autres blogs, et ça ne me semble pas si prégnant : mais peut-être qu'il y a une majoration des adverbes sur certains espaces littéraires ? (la dernière fois, c'était NE qui était récurrent : mais ça avait été l'occasion d'assumer le désaccord avec Sébastien Bailly : http://bailly.blogs.com/pro/2008/02/etre-positif.html : et revendiqué même). "La porte n'est pas fermée", ce n'est pas pareil que "la porte est ouverte" — pas pareil que "la porte n'est plus fermée".


Merci de votre lecture en tout cas, j'irai ce soir naviguer dans vos marges.

lesmarges.net a dit…

Soit!
Resterait – laissant les toys pour l'instant – la question (non pas des adverbes qui sont des catégories et cachent le jeu qui se joue dans les caves) de la négation, qui suppose qu'il s'est dit quelque chose qu'il s'agit de nier ou réviser.

L'affirmation suppose quelque chose qui vient de loin et dont elle est issue. La négation marcotte.

Décidément la porte est ouverte.