13.2.09

ce à quoi on s'attèle

Sur chaque écran, une part de la réalité qu'on sélectionne, une trace du réel qu'on suit jusqu'à effacement, une part de soi qu'on dépose en avançant dans la matière : entre chaque écran, les données qui se forment et défigurent au large les certitudes. Et les outils qu'on construits (qu'on essaie de construire : outils naissant davantage depuis notre défaut de savoir) sont une manière de langue parlée, sont plus qu'un simple support où l'emmener : à la fois l'espace d'insertion dans le monde, et l'insertion même (on s'y attèle). On cherche à définir les enjeux, et ce sont pourtant nos actes (plus savants que nous) qui les déterminent, les exécutent. On prend peu à peu possession des formes de nomination du réel.

4 commentaires:

Olivier a dit…

/me va ranger son bureau, tient…

Arnaud Maïsetti a dit…

(tu vas perdre un temps fou...)

Dominique Paillard a dit…

mon ordi et moi, moi et mon ordi
lui et moi, moi et lui
lui, lui, lui
moi, moi, moi
quelle histoire !

Olivier a dit…

C’est assez pour le poète d’être la mauvaise conscience de son bureau !(?)