Ou alors, peut-être, changer l'impossibilité en manque : et depuis ce manque : travailler : réfléchir à ce qui se construit de soi dans l'écriture, et de soi-même jeté en avant, ce qu'il reste : de la fiction et du monde inventé par elle. Passé trois heures sur cela, sans relâche.
Au bout de l'après-midi : avoir oublié les trois trous qui s'étaient creusés au matin. Ne les reprendre que ce soir, quand je les écris ici. Comme séquelles de ma journée : comme lieu indépassable ; et pourtant : je ne parviens pas à en comprendre seulement l'importance. Combien ces poussières entravent ma vue, ces dernières semaines. La journée comme ramassée en son point de fixité, l'autofiction pour prétexte : et par elle, atteindre ce que je ne touche pas — soi-même qui s'écrit en figure toujours échappée, toujours en avant de soi-même.
Le jour se couche et ce n'est pas la fin qui commence, seulement sa répétition.
(et ma lecture, sur persona, du livre de Chloé Delaume : Dans ma maison sous terre : poétique de l'autofiction)
1 commentaire:
Cela fait quelque temps qu'en rebond sur autofiction s'impose en moi fiction enracinée. Il faudrait que je creuse.
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