11.2.09

palimpsestes

Les textes qui s'écrivent sur les murs (et les murs qu'on écrits avec des textes (comme les écrits que les textes emmurent))) — et partout, est-ce le même texte derrière un mur toujours mouvant : un même mur sous un texte sans cesse déplacé ; ce que la ville affiche sur ses murs, davantage que son nom, davantage que sa signature, davantage que son récit : tout cela à la fois, sous une lettre, sous la même lettre illisible et surimprimée, sous cette lettre qui s'efface (effacement qui la produit) : sur chaque mur de la ville, l'histoire répétée d'une syllabe intraduisible, inarticulée, cri dans la gorge qui porte silhouette de la ville.

8 commentaires:

Dominique Paillard a dit…

mur béton
mur parpaing
mur briquette
mur mortier
mur ciment
mur pierre de taille
mur aggloméré
mur pierre
mur brique
mur pavé en verre
mur galet
mur bois
mur plâtre
mur torchis
mur écrit
mur décrit
mur décrié
mur blessé
mur suicidé

brigetoun a dit…

ce sont des noms, des mois qui s'écrivent - accepter qu'ils sont la ville et construire avec ces cris

lesmarges.net a dit…

A peine lisible, quelque chose comme un aphorisme calligraphié, il y a longtemps déjà, sur un mur délabré d'une maison à l'abandon: Qui n'a pas vu double n'a rien vu. Nulle explication nulle mention. Tant mieux!

Anonyme a dit…

Les murs murant Paris rendent Paris murmurant
VH

Arnaud Maïsetti a dit…

@dominique : pour combien de murs tombés

@brigetoun : oui : les cris ne nous attenderont pas.

@jean : "qui n'a pas lu double n'a rien écrit"

@vh : et sourds sourdant leur revanche muette et vengeresse

Lesmarges.net a dit…

"Vite dit vite dit, vite dit."

Dominique Paillard a dit…

qui peut le dire ?

Anonyme a dit…

Nice