2.3.09

et ensuite

Ce à quoi l'immobilité renvoie, un sentiment d'arrêt, ou de mouvement amorcé - impossible à savoir. Ce vers quoi le geste tend : sa fin approchée, son recommencement peut-être. Ce sans quoi je ne saurai parler : un ciel détaché sur une forme, ou un fond arraché derrière une silhouette. Et de la ville engendrée depuis ce détachement, cet arrachement, faire le tour ; cerner un endroit à habiter - et le quitter pour ensuite le raconter.

2 commentaires:

Dominique Paillard a dit…

l'immobilité
arrêt sur le corps
froid
glacial
le souffle s'est absenté, tu, évaporé
le muscle s'est durci
la vie s'en est allée
immobilité

PV a dit…

M'emmenant dans la rue, m'est venue l'idée, va savoir pourquoi, qu'il s'agissait, ici, dans Contretemps, de faire parler le corps, ou plutôt, de créer dans l'espace (logique) de la phrase la projection des a-logies du corps. (Finalement, me suis-je dit, je réinvente la bicyclette, c'est juste la définition de la littérature).