20.3.09

manières d'éprouver

Passer l'hiver à chasser quelque chose qui serait le mouvement des arbres au-dessus du ciel immobile, (ou serait-ce celui de branches au-dessus d'un arbre immobile, (ou celui du ciel derrière les branches immobiles)) — manière d'éprouver autrement que dans le temps qui passe la grande lenteur de l'hiver cette année ; passer l'hiver à chasser quelque chose qui serait à la mesure de cette lenteur — le poids qu'ont duré ces mois passés ici. Demain, il semblerait que l'hiver s'achève. Restent les traces de cette immobilité qui a fini par déplacer l'année.

(quelques unes de ces images)

3 commentaires:

lataupe a dit…

A quoi passerez-vous le printemps?

brigetoun a dit…

et si vraiment un jour le ciel se meut derrière des arbres touffus, se souvenir qu'ils sont si beaux nus

Jean Prod'hom a dit…

et ce matin, saisir de ce côté-là les imperceptibles signes, quelques senteurs inouïes sans commune mesure avec celles qui baignent le monde pauvre et convenu que le langage peine à dire, balbutier les nouvelles pousses du tilleul nourries par l'antique souche, les jeunes charmilles, les chèvrefeuilles qui marcottent et les frondaisons qui montent légères dans le ciel mêlant leurs doigts vert pâle aux doigts d'or du jour.