27.3.09

meurtrières


Des façades, on ne verrait, entre les fenêtres, que les murs qui progressent. Les fenêtres ne sont plus que des lignes minces verticales dépeuplées fines d'où la main passe à peine, tête à l'intérieur et recherche à l'aveugle du dehors qui ne peut rentrer que par filets successifs. Image de cette ville sans cadre (sans bord), penchée vers sa chute (et qui ne tombe jamais), couleur passée de ce qui n'a jamais eu de couleur (de passé). Fenêtres en meurtrières.

4 commentaires:

Nicolas Rithi Dion, a dit…

des volets-couperets - des exclamations à l'envers - ponctuant ces Portes du ciel - mais on a scellé le ciel.

brigetoun a dit…

monde de fraïcheur et de douce pénombre - mondes clos où se blotissent des passés individuels - forteresse à l'intérieur incertain

lataupe a dit…

Mais qu'assassine t-on? Et qui assassine? Il n'y a déjà plus d'homme...

Arnaud Maïsetti a dit…

@nicolas rithi dion : à la cire de pluie.

@brigetoun : ces façades comme image de visages fermées, ou visages semblables aux immeubles scellés, tout cela circule, forcément, férocement.

@brigetoun : « La sublimation existe. “Non” est un meurtre sublimé » Michaux