19.3.09

place nette

En quelques minutes, place nette. Hall de gare vidé, et cartons emplis de livres : de livres pas même ouverts mais destinés quand même au pillon — trop usés d'avoir été regardés : livres qui disparaissaient sous leur nombre.

On raconte alors qu'il n'était pas rare d'oublier, derrière des comptoirs plus cachés que d'autres, moins éclairés, plus anguleux, des écrivains immobiles, le stylo en main, la dédicace prête à mordre.

4 commentaires:

Prax a dit…

Abondance d'écrivains tue la dédicace ?
ou
Abondance de dédicaces tue l'écrivain ?

Arnaud Maïsetti a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
François le niçois a dit…

Pillons le pilon !

John Maszka a dit…

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