12.3.09

que le mouvement cesse vraiment

Je ne vis pas sur les routes - au juste, je les fréquente si peu : les rails, oui, je les emprunte, je les chevauche. La vie sur les routes, ça voulait dire, aller, et ne pas se soucier du pas posé derrière soi : la route se chargeait de le rendre. Je ne vis pas sur les routes, et pourtant. À la prendre, la route, traverser le pays sud nord et ne pas compter la distance, c'est une sorte de nouveau regard qu'on prend quand on passe, et qui change la mesure des choses. C'est une autre allure : tout à l'heure, être resté assis un certain temps après que le train s'est arrêté, et jusqu'au passage de ceux qui nettoient avec grande rapidité : attendre que le mouvement cesse vraiment, la secousse. Et emprunter le quai presque vide, comme le dernier qui descendrait du train. Mais surprise de voir, en me retournant, qu'il en sortait encore, des types qui comme moi avaient attendu. Combien en restait-il, dedans.

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