15.4.09

6ème postulat d'Euclyde


Que la surface de la terre soit alignée dans l'axe de son horizon (postulat) : de là, qu'en chaque point de sa surface, on puisse tracer une ligne droite qui rejoigne cet horizon (conséquence) — et que celui-ci est donc constitué de la totalité des points qui forment ici l'ensemble du monde visible.

Pourtant. Quand on lève les yeux, la verticale formée par les immeubles n'est pas la même que celle qui se dresse pour les prières.

De ces deux droites qui s'élancent, laquelle rejoindra la première le ciel : laquelle brisera l'autre la première.

6 commentaires:

Prax a dit…

Euclyde a formulé devant les étendues de sable du désert égyptien. C'est globalement plat. Ton approche verticale traduit-elle une imprégnation montagnarde de plus en plus forte ?

Arnaud Maïsetti a dit…

Mon approche traduit surtout de fortes approximations mathématiques...

JR a dit…

les yeux fixés au ciel, préservé du vertige, le temps même qu'on traverse, lignes de fuites éparses, cylindres dilatés, éclats de mortifications anciennes... l'écorce terrestre a la plasticité des lumières célestes, ni ciel ni terre ne sont premiers, il n'y a bien sûr aucun plan, les larmes seraient amères.

Yv a dit…

Pourquoi Eucl-y-de ? Qu'y a-t-il dans ce bâton de sourcier d'"y" qu'on ne trouve dans un bon "i" latin ? C'est qu'il est grec, justement, le "i" ? Faudrait-il, selon vous, dire Arystote, Héraclyte, Anaxymandre ? C'est une bonne Ydée, et je m'y emploierai à l'avenir ; cela donne une petite touche 70's qui ne me déplaît pas, tout au contraire !

Arnaud Maïsetti a dit…
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Arnaud Maïsetti a dit…

@JR : "il n'y a bien sûr aucun plan" : en partage, oui, sur tous les plans.

@YV : oui ! c'est qu'à trop le voir grec, on finit par colorer le nom d'un y en trop. Pardon - et pour la peine (la mienne, donc), je ne corrige pas : et d'ailleurs, parlais-je d'Euclide, vraiment ? Ou de l'autre, l'Euclyde qui aurait pu mettre le premier dans un poubelle avec ce sixième postulat ?... Merci de la lecture, en tout cas.