13.4.09

de la lecture (suite)

photographies de la lecture du journal contretemps
_Bagnolet, février 09,

(Revenu vendredi soir de la lecture à Mycroft, rédiger avant-hier quelques notes sur ce que j'y avais entendu : y revenir ce soir, à la faveur de ces quelques photographies de Pierre Coutelle adressées aujourd'hui : grand merci à lui...)

Devant quoi l'on se tient : on ne sait pas ; et sur quoi l'on repose — ce qui sous les pieds est mouvant et tremblant mais qui fait tenir le monde. À partir de quoi on parle, un peu d'air, et dans le ventre, le corps creusé par ce qui s'expulse.

Vers quoi on parle — de l'adresse comme projet, comme possibilité recommencée: de la question de l'adresse comme nécessaire à la mise en tension de soi, de la langue (comme du flux : comme d'une prise magnétique, électrique sur les choses - liaison violente, le point de folie qu'on touche, qu'on cherche).

Et ce que l'on dit : combien l'espace reconfigure tel texte — combien l'agencement envisage différemment la phrase, et ce qui se dit remodèle peu à peu sa place au milieu du réel (ou entre lui : l'intercepte, intercepte ses éléments plus lents, plus solides)

Et pour soi : de la respiration tenue, d'une seule haleine, une seule respiration posée — ce qu'on essaie de chercher, ce qu'on fabrique dans le noir de ce noir qui se sécrète : des contours qu'on arrache aux silhouettes devant soi posées qui écoutent (aux autres en soi qui hurlent) : un peu de ce silence qu'on échange, monnaie de passage.



- 16 Décembre 07 : Lecture à Mycroft, début du livre "Où que je sois encore... (via tiers-livre)



- 7 février 08 : Lecture à la librairie La Litote, extrait de "Où que je sois encore... (via le blog de La Litote)



- 7 novembre 08 : Lecture de deux Anticipations, à Montorgueil dans le cadre des lectures Publie.net (via desordre.net) et ce texte écrit le soir même



- 05 février 09 : Sur la lecture "contretemps, journal du chaos", à Bagnolet en février 09 (et le texte de cette lecture)

2 commentaires:

ariane a dit…

cela n'a rien à voir avec le fond mais sur ces photos tu ressembles à un arnaud dessiné par isaure. Peut-être que ça à voir en fait, une certaine suspension du trait, une certaine vision de la parole adressée, qui perdure.

Arnaud Maïsetti a dit…

(je ne crois pas que Isaure m'ait jamais dessiné : mais je comprends, oui, ce que tu veux dire - et le fait qu'elle n'est jamais fait de portrait de moi renforce, bizarrement, cette idée... cela à voir, peut-être, à une adresse manquante, ou en creux, ou en puissance (silhouette découpée par le la lumière derrière, ou est-ce la lumière derrière qui est découpée par la silhouette devant ?)