30.4.09

dessein


Ce qu'on a traversé, là, c'est autre chose que seulement cela, une nuit traversée, suture du soir et du matin. C'est autrement que traversant, d'un point à un autre, le trajet qui accomplit l'espace. C'est autre part où se retrouve, autre côté sans envers ni endroit. On est passé, et on va.

Ce qu'on a emporté avec soi - toutes les images qu'on a vues, tous les mots qui sauraient les endosser. Nuit passée à écrire (on n'écrit pas seulement la nuit parce que seul temps loisible - mais parce qu'elle seule rend cela possible) : une ligne après l'autre, on comprend seulement ce soir, hier soir (deux mois après la première), les silhouettes qui se dessinent.

2 commentaires:

brigetoun a dit…

la nuit, pensées libérées au coeur d'un monde douillettement endormi - se griser d'être vigie

Prax a dit…

Je t'envie presque d'entrevoir les silhouettes, ou plutôt d'avoir eu deux mois de patience pour les atteindre.