Ce qu'on a traversé, là, c'est autre chose que seulement cela, une nuit traversée, suture du soir et du matin. C'est autrement que traversant, d'un point à un autre, le trajet qui accomplit l'espace. C'est autre part où se retrouve, autre côté sans envers ni endroit. On est passé, et on va.
Ce qu'on a emporté avec soi - toutes les images qu'on a vues, tous les mots qui sauraient les endosser. Nuit passée à écrire (on n'écrit pas seulement la nuit parce que seul temps loisible - mais parce qu'elle seule rend cela possible) : une ligne après l'autre, on comprend seulement ce soir, hier soir (deux mois après la première), les silhouettes qui se dessinent.
Ce qu'on a emporté avec soi - toutes les images qu'on a vues, tous les mots qui sauraient les endosser. Nuit passée à écrire (on n'écrit pas seulement la nuit parce que seul temps loisible - mais parce qu'elle seule rend cela possible) : une ligne après l'autre, on comprend seulement ce soir, hier soir (deux mois après la première), les silhouettes qui se dessinent.
2 commentaires:
la nuit, pensées libérées au coeur d'un monde douillettement endormi - se griser d'être vigie
Je t'envie presque d'entrevoir les silhouettes, ou plutôt d'avoir eu deux mois de patience pour les atteindre.
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