23.4.09

à la surface


Ce qu'on va chercher, dans l'image — ce qu'on y trouve. Une adéquation, non pas vraiment à soi, mais à la question qu'on se pose, à nous-mêmes, quand la charge des jours est trop lourde. À la surface, la réponse est toujours, en creux, celle qui masque la profondeur dans laquelle on est pris.

5 commentaires:

lataupe a dit…

Qu'en est-il de l'adéquation de vos mots? Qu'en est-il de cette réponde? Reste t-elle 'surfacielle', en creux? Dans quelle résonance profonde rentre t-elle?... A vous lire je ne sais pas encore. Le savez-vous?

Arnaud Maïsetti a dit…

@la taupe : dans la recherche de justesse (n'est-ce pas cela, l'adéquation des mots), on cherche seulement à formuler le mieux possible les questions (je parle pour cet espace-ci, journal à contretemps de l'autre travail, plus lent et moins immédiat, qui consiste à trouver des réponses). Mais ici, lieu de recherche, de formulation.

Pour ce qui est de ce billet, me pose la question de la reconnaissance de la photo : qu'est-ce qu'on voit dans la photo prise, et quel sens cela a-t-il de la poster ici, ce jour ?

Me pose la question - que la reconnaissance, elle n'est pas de visage et d'identité, mais du geste qui me fait la déposer ici : et ce que la surface peut supporter (surface de l'écran, de la vie), ce qu'elle renvoie, ce n'est qu'appuyé sur plus grande profondeur. Tache à la langue de draguer les hauts fonds, ensuite.

La résonance profonde, je la trouverai ou non - au moins l'aurais-je cherchée (et travail en cours qui emmène là)

cordialement.

F a dit…

ah, si on savait...

lataupe a dit…

Je sais que vous cherchez. Avec discrétion, humilité, et intégrité. Cela est devenu si rare, me semble t-il. Vous cherchez, et nous vous lisons avec attention, parce que tout ce que j'ai dit mérite l'attention. D'autres cherchent, le font aussi. Chacun ses façons. Et la question n'est jamais pourquoi, ni où, ni vers où, mais comment. C'est celle que vous posez, je crois.
Cordialement.

lataupe a dit…

Comment, et QUI.