27.4.09

observer

Car chacun vaque à son destin
Petits ou grands
Comme durant des siècles égyptiens
Péniblement

Foule qui passe comme ralentie par la pluie, et de là où je suis posté, les chorégraphies appesanties paraissent plus incompréhensibles : les pas semblent aller quelque part, oui, mais les types sous les manteaux disparaissent pour être remplacés par d'autres.

A porter mille fois son point sur le "i"
Sous la chaleur et sous le vent
Dans le soleil ou dans la nuit
Voyez-vous ces êtres vivants ?

Suis resté quelques minutes ici, à chercher les lois des déplacements. Suis parti sans réponse. D'autres continuent d'observer pour moi. On saura bien un jour.

On voit de toutes petites choses qui luisent
Ce sont des gens dans des chemises
Comme durant ces siècles de la longue nuit
Dans le silence ou dans le bruit

a. bashung/g. manset_"comme un lego" (2008)


5 commentaires:

brigetoun a dit…

mais par la grace de quelques vagabonds rien de parfaitement précis ne sortira du guet - l'infime reste de liberté humaine

Arnaud Maïsetti a dit…

@brigetoun : trouver le sens de l'imprécision, ses courbes, ses trajectoires. Lois du chaos.

JS a dit…

Belle variation sur cette chanson, qui en fait de Gérard Manset (paroles et, je crois, musique) et qu'interpréta Bashung.

Prax a dit…

Avec les manteaux de pluie, tu ne peux pas savoir si les types disparaissent et sont remplacés ou bien si ce sont les mêmes types qui passent dans l'autre sens en ayant simplement changé de manteaux.

Arnaud Maïsetti a dit…

@JS : oui, c'est bien sûr l'immense Manset qui a écrit cette chanson - chanson qu'il interprête dans son sublime album "Manitoba ne répond plus", sorti en septembre... Merci pour la précision...

@prax : indeed.. (et de parapluie)