24.5.09

Yorick


(Fenêtres ouvertes grandes ouvertes sur les saccages du réel - crâne fendu des immeubles que traverse non pas le soleil non pas l'air non pas le temps même qui ravage et fend et traverse mais simplement un peu de poussière posée par le hasard et qui finit par contenir toutes choses du présent - et quand posant les doigts sur le rebord d'une fenêtre, je me penche et retire à l'instant la main : ce que je serre dans mon poing est sans défaut - ce sont, fenêtres, crânes, immeubles et ravages contenus à pleines mains ; je pourrais porter à mes lèvres et m'en faire un masque le sourire de Yorick)
notes en marge d'un travail en cours, Yorick

1 commentaire:

kate a dit…

Je n'arrive pas à dormir. Je suis tombée là, et je lis, lis encore..
J'aime la façon dont vous écrivez. (Beaucoup). J'ai l'impression de perdre pied.