29.5.09

profondeur de champ

Pas de distance, pas de plan - pas de profondeur, ou alors : profondeur du premier plan, distance d'un écart infime. La ville empile ses pierres, et tel immeuble s'élève à partir du vol des pierres de l'immeuble voisin : ce qu'on voit, c'est une seule pierre qui monte.

Un pan de l'année s'est achevé pour moi ce soir. Ce qui commence sera une autre pierre levée, peut-être même un autre mur : une autre ville, peut-être aussi. Dans l'anéantissement de la profondeur du champ cependant, écrasé, unifié, ce qui m'assaillent ce soir, ce sont toutes ces pierres derrière moi laissées qui forment les ruines neuves d'un forum sans histoire et auprès de qui il me faudra, que je le veuille ou non, retourner pour au moins dessiner, à la place des immeubles envisagés, des routes, des directions qui tracent.

2 commentaires:

Prax a dit…

Ruines neuves, je préfère à perte récente.

Anonyme a dit…

Merci d'avoir un blog interessant